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Le Jour commémoratif de la déportation des Tatars de Crimée: Le soixante-quinzième anniversaire

Honorables sénateurs, le 18 mai est le Jour commémoratif de la déportation des Tatars de Crimée. Les Tatars de Crimée forment un peuple musulman turcophone originaire de la péninsule de Crimée, en Ukraine.

Il y a 75 ans, les Tatars ont été arrachés à leur patrie ancestrale pour être réinstallés en Asie centrale, dans le cadre de la politique de déportation massive de Joseph Staline.

Des milliers d’entre eux n’ont pas survécu à ce long et périlleux voyage.

Ceux qui ont survécu ont été contraints à l’exil jusqu’à l’effondrement de l’Union soviétique; à ce moment-là, ils sont retournés dans leur patrie, en Ukraine.

Nous avons l’honneur aujourd’hui d’accueillir à Ottawa Mustafa Dzhemilev, un éminent militant tatar et ancien dissident soviétique.

M. Dzhemilev incarne la force et la résilience authentiques du peuple tatar de Crimée. Il a passé 15 ans en prison pour avoir défié le régime soviétique. En prison, il a fait la grève de la faim pendant plus de 300 jours.

Aujourd’hui, M. Dzhemilev occupe les fonctions de commissaire du président de l’Ukraine pour les affaires des Tatars de Crimée.

Néanmoins, il ne peut toujours pas retourner dans sa patrie.

En 2014, la communauté internationale a été témoin d’une violation grave du droit international lorsque la Fédération de Russie a procédé à l’annexion illégale de la péninsule de Crimée.

Aujourd’hui, les Tatars, ainsi que d’autres Ukrainiens et groupes ethniques minoritaires, font face à de nouveaux mouvements de répression et de persécution en Crimée occupée.

Les dirigeants et militants tatars sont victimes d’attaques violentes, de disparitions et de détentions illégales.

La littérature tatare est interdite et la langue tatare a été supprimée. On procède systématiquement à des fouilles illégales de domicile afin d’intimider davantage des civils innocents.

Le Majlis, le principal organe législatif des Tatars de Crimée, a été interdit et désigné organisation extrémiste, un autre exemple d’atteinte aux droits civils et politiques des Tatars.

Au cours d’une précédente visite au Canada, M. Dzhemilev est venu témoigner devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international.

Permettez-moi de le citer :

C’est cette atmosphère de peur grandissante, ces enlèvements, ces exécutions qui amènent notre peuple à quitter sa patrie. Imaginez la tragédie de ces personnes qui, durant de nombreuses années, se sont efforcées de retourner dans leur patrie et qui, maintenant, sont de nouveau contraintes de quitter leur Crimée.

Honorables collègues, nous devons demeurer résolus à dénoncer et à décourager les politiques et les actes agressifs de la Russie dans les territoires occupés de l’Ukraine. Que les Tatars de Crimée puissent retrouver leur patrie.