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La sénatrice Andreychuk demande la libération des prisonniers politiques avant la tenue des élections au Venezuela

La sénatrice Andreychuk a aujourd’hui réitéré ses craintes au sujet de la persécution politique de plusieurs chefs des partis d’opposition cinq semaines à peine avant que le Venezuela ne tienne des élections parlementaires très attendues. 

« De nouveaux renseignements rendus publics viennent corroborer la preuve selon laquelle l’emprisonnement de plusieurs politiciens de l’opposition et l’interdiction qui leur est faite d’occuper une charge publique au Venezuela n’ont rien à voir avec la primauté du droit mais Sont plutôt motivés par des raisons politiques », a déclaré la sénatrice Andreychuk.  

Dans une vidéo présentée sur un site Web populaire du Venezuela plus tôt la semaine passée, le procureur Franklin Nieves soutient que le gouvernement vénézuélien l’a contraint de produire de fausses preuves lors du procès du chef d’un parti d’opposition, Leopoldo Lopez, qui a été condamné à près de 14 ans de prison en septembre. Présentant ses excuses, M. Nieves a confirmé que « M. Lopez est innocent » et il a encouragé ses homologues ainsi que les juges « à cesser d’avoir peur et à dire la vérité ». Il a été confirmé que M. Nieves et sa famille ont par la suite demandé l’asile aux États-Unis.

D’autres politiciens très en vue faisant partie de l’opposition sont actuellement emprisonnés, assignés à résidence ou visés par une interdiction d’exercer une charge publique. Il s’agit notamment d’Antonio Ledezma, maire de Caracas, de Daniel Ceballos, maire de San Cristobal, de Vicencio Scarano, maire de San Diego, et de Maria Corina Machado, députée de l’Assemblée nationale du Venezuela.

« En plus de violer les droits de la personne de ceux qu’elles visent, ces actions compromettent les droits démocratique de tous les Vénézuéliens », a ajouté la sénatrice Andreychuk. « Les élections à venir sont une occasion unique à saisir pour amener une réconciliation politique et sociale au Venezuela, mais en l’absence de mesures immédiates pour garantir la tenue d’élections libres et justes, ce sera une occasion ratée. »

Contexte

Le 12 juin 2014, la sénatrice Andreychuk a présenté la motion suivante, que le Sénat du Canada a adoptée le 12 mars 2015 :  

Que le Sénat du Canada prenne acte des tensions continues dans la République bolivarienne du Venezuela et qu’il encourage le gouvernement du Venezuela :  

1. à immédiatement mettre fin aux actes de violence et de répression illicites à l’endroit de civils, notamment aux activités des groupes civils armés,

2. à instaurer un dialogue sérieux et inclusif axé sur la nécessité :

a) de rétablir la primauté du droit et le constitutionnalisme, y compris l’indépendance de l’appareil judiciaire et des autres institutions de l’État;  

b) de respecter et de protéger les droits universels de la personne, y compris la liberté d’expression et la liberté de presse;  

c) de prendre sans tarder les mesures qui s’imposent pour combattre l’inflation, la corruption et l’anarchie et pour assurer la sécurité et le bien-être de tous les Vénézuéliens.  

Que le Sénat du Canada invite également tous les partis et les parlementaires du Venezuela :  

1. à encourager leurs partisans à s’abstenir de tout acte de violence et de destruction de biens publics et privés;

2. à s’engager à tenir un dialogue dans le but de trouver une solution politique à la crise actuelle et à ses causes.

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Renseignements : Shaughn McArthur, 613-996-4600