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Dans la stratégie canadienne en matière d’affaires étrangères et de commerce international, l’éducation internationale occupe le devant de la scène

Le Blogue du BCEI

Par l’honorable Raynell Andreychuk, Sénatrice, Présidente Du Comité Sénatorial Permanent Des Affaires Étrangères Et Du Commerce International

L’éducation a toujours été au cœur du développement économique et social du Canada.

Grâce à notre regard précoce sur l’éducation comme moyen d’améliorer le sort individuel et collectif des Canadiens, nous sommes devenus une démocratie prospère et moderne. Aujourd’hui, l’éducation aide les Canadiens à s’adapter aux impératifs de la société du 21e siècle de plus en plus mondialisée, où les progrès et l’innovation sont mûs par les rapprochements entre les populations, les sociétés et les organisations.

Nos universités et collèges techniques de classe mondiale jouent un rôle de premier plan dans cette évolution. L’importance accrue accordée aux partenariats et à la collaboration a une incidence sur la société canadienne, bien au-delà de l’enceinte des campus. Prenons l’exemple de cette étudiante chinoise qui, après ses études à Toronto, y est demeurée pour aider son employeur canadien à accroître ses activités en Asie; ou cet étudiant de premier cycle de Regina qui, après voir étudié l’espagnol lors d’un échange en Espagne, travaille maintenant dans la vente et se concentre sur le marché latino-américain; ou encore cet étudiant en politique publique ukrainien qui, au terme d’un stage auprès d’un député à Ottawa, est retourné dans son pays pour plaider en faveur des réformes démocratiques et des droits des minorités.

Les exemples de ce genre abondent au Canada et témoignent de la manière dont l’éducation internationale peut contribuer à la coopération bilatérale, à paver les voies commerciales et à promouvoir les valeurs canadiennes.

Depuis quelques années, les décideurs canadiens revoient la manière dont l’éducation peut servir nos intérêts nationaux. Autrefois estimée parce qu’elle favorisait la sensibilisation culturelle et la connaissance des enjeux transnationaux tout en apprenant des langues étrangères chez les jeunes, l’éducation sert aussi maintenant de véhicule pour tisser des liens sociaux, politiques et commerciaux durables entre les pays. De sphère politique de compétence provinciale tournée principalement vers l’intérieur, elle est devenue l’élément central de la stratégie canadienne en matière de commerce international et d’affaires étrangères.

En ma qualité de présidente du Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international, j’ai eu l’honneur de me pencher en détail sur les synergies possibles entre l’éducation internationale, le commerce et la politique étrangère. La publication du rapport Intensifier les partenariats stratégiques avec le nouveau Brésil [http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/aefa/rep/rep05may12-f.pdf], au printemps, en est un exemple. Le rapport est ponctué de témoignages de Canadiens et de Brésiliens qui soulignent l’importance de placer les étudiants, les chercheurs et les universités au cœur d’une relation émergente fondée sur la technologie et le transfert des connaissances. On y explique comment ces liens peuvent aider le Brésil à répondre aux nouveaux besoins engendrés par la croissance économique et les changements sociologiques afférents, tout en créant des débouchés pour les jeunes, les professionnels, les entreprises et d’autres institutions du Canada.

Soutenant le point de vue de notre comité à l’égard d’un partenariat en éducation en tant que « force motrice dominante du renforcement des relations canado-brésiliennes et [ouvrant] la voie à une foule de possibilités de partenariats stratégiques », le gouverneur général, M. David Johnston, a dirigé une délégation de quelque 30 représentants d’universités canadiennes au Brésil en avril dernier. Par suite de cette expérience particulièrement concluante qualifiée par le gouverneur général de « diplomatie du savoir », 75 ententes pour une coopération plus étroite entre les universités canadiennes et brésiliennes ont été conclues.

 L’expérience canado-brésilienne donne à penser que l’éducation prendra de l’ampleur au chapitre de nos relations bilatérales. La publication, en août dernier, du rapport du Comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation, en est la preuve la plus tangible. Le rapport explique en détail ce que le Canada doit faire pour être un « chef de file du 21e siècle en éducation internationale afin d’attirer les meilleurs talents et de préparer nos citoyens au marché mondial, de façon à établir des bases solides pour assurer notre prospérité future.»

À mesure que l’éducation internationale s’impose au cœur de nos stratégies économiques et politiques mondiales, les étudiants, les universités, la société civile et le secteur privé canadiens auront de nouvelles occasions d’élargir leurs horizons socioéconomiques. Pour certains, ces débouchés auront des retombées immédiates et tangibles; pour d’autres, elles seront plus subtiles. Mais si le passé est garant de l’avenir, ce nouveau récit national du Canada sur les progrès par l’éducation s’annonce prometteur pour l’ensemble de la société.

Raynell Andreychuk is a Conservative senator from Saskatchewan.