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L’anniversaire De La Fusillade De L’Euromaïdan

L’honorable A. Raynell Andreychuk : Je prends la parole aujourd’hui pour souligner le fait que, il y a

un an, des manifestants de l’EuroMaïdan étaient abattus lors d’un rassemblement en Ukraine.

 

Entre le 18 et le 20 février 2014, les forces spéciales dirigées par le président Ianoukovitch ont

ouvert le feu sur des manifestants non armés rassemblés à Kiev. Plus de 100 manifestants ont perdu

la vie pendant cette fusillade.

 

Cette tuerie, qui a marqué un tournant dans les manifestations de l’EuroMaïdan, a aussi marqué à

jamais l’histoire de l’Ukraine moderne.

 

Le 21 février, le président Ianoukovitch a fui le pays. Le gouvernement qu’il avait formé, ayant

perdu toute crédibilité, s’est immédiatement effondré. Les partis politiques et les leaders du

mouvement de protestation se sont empressés de rétablir la démocratie en Ukraine et de mettre en

place un gouvernement responsable, mais un autre conflit est survenu.

 

En quelques jours seulement, des séparatistes prorusses ont envahi la péninsule de Crimée. Un mois

plus tard, la Crimée était annexée illégalement à la Fédération de Russie. Des dizaines de milliers de

membres des forces russes se sont rassemblés le long de la frontière ukrainienne. Des centaines de

soldats non identifiés, qu’on a surnommés « les petits hommes verts », sont entrés sur le territoire

ukrainien. L’expression « guerre hybride » a alors pris un nouveau sens. Des groupes de

séparatistes armés ont pris d’assaut le contrôle des régions de Louhansk et de Donetsk.

 

Durant les mois qui ont suivi, la majorité des Ukrainiens se sont mobilisés pour élire un nouveau

président et un nouveau Parlement, et commencer à rebâtir leur pays et les institutions de l’État.

Maisdans l’Est, la violence s’est poursuivie. Faisant fi des lois et des normes internationales, le

Kremlin a transgressé les engagements internationaux de la Russie à répétition. Employant

propagande et désinformation, il continue de se dépeindre comme un défenseur des droits des gens

d’origine russe, ce que tous les faits contredisent.

 

La Russie continue de fournir des milliers de soldats, des roubles et du matériel militaire pour

alimenter le conflit. La persécution, la détention et l’exil des Tatars de Crimée se poursuit. Plus de  

5 500 personnes ont été tuées, quelque 11 000 ont été blessées, et 1,2 million ont été déplacées, sans

compter les milliers de Russes qu’on so upçonne morts au combat, les innombrables Russes châtiés

pour avoir osé s’exprimer et les victimes de la dévastation économique qui ne fait que s’accentuer à

mesure que le gouvernement isole de plus en plus la Russie du reste du monde.

 

Alors que cette crise inutile se poursuit, prenons un moment pour nous souvenir de ceux qui sont

morts, il y a un an, sur la place Maïdan. Honorons la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie dans

l’espoir d’un avenir meilleur pour leur pays et leur région. Engageons-nous à appuyer leur vision

d’une Ukraine souveraine, pacifique, respectueuse des droits, démocratique et libre.