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La Journée Des Droits De L’Homme

L’honorable A. Raynell Andreychuk : Honorables sénateurs, le monde soulignait hier la Journée des

droits de l’homme, qui avait pour thème en 2014 « Droits de l’homme, 365 jours par an ».

 

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, ce thème :

          [...] souligne la promesse de la Déclaration universelle que chacun d’entre nous, partout, à

          tout moment a le droit de jouir de la gamme complète des droits de l’homme, que ces droits

          sont inaliénables et nous unissent en tant que communauté mondiale avec les mêmes idé

          aux et valeurs.

 

Le 26 novembre, le plus prestigieux des prix européens pour les droits de l’homme a été remis à un

homme qui incarne ces valeurs et ces idéaux. Le Dr Denis Mukwege a en effet reçu

le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit pour l’année 2014. Il a dédié son prix aux quelque 30 000

victimes de viol et de violences sexuelles qui ont pu se faire traiter à l’hôpital qu’il dirige dans l’Est

de la République démocratique du Congo.

 

Surmontant les pénuries d’anesthésiques et d’électricité dans une région où le viol a été utilisé

comme arme de guerre, l’hôpital de Panzi, fondé par le Dr Mukwege, a été décrit comme «

un symbole d’espoir et un refuge pour les personnes ayant survécu à des actes de violence fondée

sur le sexe ».

 

La Journée des droits de l’homme survient peu de temps après le Jour commémoratif de la famine

et du génocide ukrainiens. Le Jour commémoratif de l’Holodomor vise à honorer la mé

moire des millions de victimes des politiques de collectivisation agricole de Joseph Staline en 1932 et

1933. Ce jour réaffirme également notre engagement à ne plus jamais permettre que des aliments

soient utilisés comme des armes. Pourtant, la famine et la violence sexuelle continuent d’être

utilisées pour déshumaniser et détruire des êtres humains.

 

La Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies nous rappelle que :

          [...] la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de

          leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix

          dans le monde.

 

Pourtant, les principes de cette déclaration demeurent une aspiration lointaine pour les jeunes filles

forcées de se marier, les garçons forcés de travailler, les membres des minorités religieuses, les

prisonniers politiques, les minorités ethniques, la communauté LGBT et bien d’autres.

 

Honorables sénateurs, réaffirmons notre respect des droits de la personne. Respectons les pactes

internationaux qui font du respect des droits de la personne la responsabilité de tous les pays, tous les

jours de l’année.